8h00 chez Madeleine, Mickey nous a rejoint comme prévu et le matériel, préparé la veille, est vite chargé dans les véhicules.

Direction : Le col de la PSM et la poursuite de l’explo de Xendako Ziloa sur Utzigagna.

Le GAS s’est réveillé et on compte 7 Gasiers pour cette nouvelle exploration (Claire et Maxou, Serge, Proust père et fils, Marc et moi). Avec Mickey et Papou le compte est bon ! A neuf on devrait y arriver…

Juste avant d’arriver à Suscousse vers 1200 m, une voiture en travers de la route… Aïe … Il n’y a pourtant pas beaucoup de neige ( ???)

En fait, la route est totalement recouverte d’une bonne couche de glace. C’est foutu par là…

La grotte du Renard sera la solution de remplacement.

Mais comme on est têtus dans le Gers, je me dis que c’est quand même dommage et qu’on pourrait peut-être accèder à Xendako par la piste des cayolars d’Utcipia. Mickey, qui n’est pas du tout Gersois mais quand même un tantinet têtu, abonde dans mon sens. BANCO !

On arrive sans problème au col de stationnement avant la cabane Dominique Prébende. C’est parti, Xendako, c’est 700 mètres plus haut …

Au bout d’une heure de marche on rencontre les premiers névés. On décide de grimper tout droit au-dessus des cayolars en ruine. Avant d’arriver à la crête, un vent du diable nous fouette le visage . Ambiance ! Le blizzard ne nous lâche pas jusqu’à la grande glacière  et on aperçoit enfin la balise de l’entrée du gouffre. Deux heures de marche au lieu de la petite demi-heure habituelle…

Alors, que Pascal casse la croûte(ça creuse la montagne), Papou et moi allons jusqu’à la première étroiture afin de préparer et débuter le film de la descente.

Serge n’est pas bien, il redescendra avec Mickey par le ravin d’Arphidia.

Ça y est, on attaque la descente au bout d’une demi-heure (quand on casse la croûte chez les Proust, on ne fait pas semblant !).

Marc et Thibault passent devant afin de rééquiper correctement le P46. Il est midi.

Première fissure ( la plus ch…te), la salle des Chailles, la fissure de Sisyphe, le laminoir de mondmilch, le P81. On a filmé tout le long et on rejoint vite les copains qui terminent l’équipement.

Au bas du P81 (grandiose), Pascal et Thibault décident de ressortir et nous sommes donc 5 à continuer jusqu’au terminus à -200.

La gopro avale goulument les rushes à la base du P81, à la géode, dans le P43 terminal et enfin dans l’imposant méandre de 60 mètres de haut.

La suite n’est pas très engageante mais le courant d’air y est aspiré.

Finalement la couche de calcite éliminée, on tombe sur du calcaire bien compact qui casse bien. Le ruisselet coule dans une petite rigole en suivant le courant d’air aspiré.

La suite est bien par là bien que le courant d’air soit incomparablement moins fort que dans les fissures d’entrée.

La prochaine descente devrait être déterminante, le puits Juini du Maria Dolorès est à peine 150 mètres plus bas.

Claire (qui s’est débrouillée comme une reine dans son premier -200) remonte avec son chéri alors que nous nous acharnons encore un peu sur le passage étroit.

Nous nous retrouvons à 21h15 dans le « hall d’entrée » qui constitue un excellent vestiaire. Le vent est aspiré et nous congèle littéralement ! On ne traîne pas trop.

Est c’est parti pour la descente. Il neige à gros flocons et la visibilité n’est pas top !

Nous nous dirigeons vers la fontaine de Ligolette pour éviter les barres rocheuses avant de bifurquer sur la droite afin de rattraper la piste d’Utcipia.

Là nous retrouvons notre blizzard du matin et la visibilité est plus que limite, merci « Vieux Ranger » sur le téléphone de Maxou !!!

Au bout de deux heures et demi nous retrouvons enfin la voiture sur la piste de la Verna. J’ai le genou droit en vrac, Ah vieillesse ennemie !!!

Pascal nous a préparé avec amour un délicieux plat de pâtes accompagné d’un tout aussi délicieux Pellehaut rouge chez Madeleine. Que du bonheur ! Merci Pascal.

Nous retrouvons avec délice la position horizontale dans nos couchages, il est deux heures trente du mat.

Le lendemain, Mickey, Marc, Papou et Maxou, descendent à la grotte du Renard en vue de la future plongée du siphon de la galerie des Dunes par Michel Ribéra.

Le siphon de sable ne s’est pas rebouché, OUF ! Il faudra juste aménager le méandre qui suit et peut-être quelques becquets dans le P30.

Le Sur-lendemain, réunion du Comité Directeur de l’ARSIP chez Burguburu. Pleins de nouveaux projets vont voir le jour, on en reparlera plus tard…

La vidéo très bientôt de cette superbe sortie.

Alain