Mercredi 9h00 à la barrière de la RF d’Hèches. Je retrouve Sandrine et Patrick du GSHP, Marie, José et Christophe du SCM.

Direction le gouffre de la Hèche (-85) exploré par le collectif de l’époque dans les années 60.

La vaste et très belle entrée donne accès à une pente terreuse recouverte de feuilles mortes qui se descend sur une dizaine de mètres jusqu’à une belle margelle dominant un vaste puits. Un très net courant d’air aspiré parcours cette première partie du gouffre.

Patrick poursuit l’équipement dans un deuxième puits d’environ 20 mètres et où nous perdons le plus gros du courant d’air.

A sa base une lucarne donne sur le dernier puits d’une quinzaine de mètres qui se termine sur un plancher d’éboulis dans un élargissement notable.

Un départ a l’air de se dessiner en haut d’une escalade qui a l’air assez facile.

Elle me donnera quand même du mal car la pente raide est constituée de blocs enchassés dans l’argile. Rien ne tient vraiment et je suis obligé de planter 3 multi-montis pour sécuriser l’escalade.

Une dizaine de mètres plus haut la fissure est malheureusement totalement bouchée par les remplissages. Rideau !

Nous remontons en scrutant le moindre départ et en essayant de retrouver le courant d’air, sans succès.

Patrick fait la topo tout en participant à quelques séances photos.

Direction la cabane refuge d’Artigueluz où nous passerons la nuit. Marie et Christophe repartent vers Carcassonne.

Avant le repas, Patrick et moi rendons une dernière visite à la belle grotte de Desdemone.

5/6 m au-dessus du terminus de ma dernière escalade, on débouche très une très belle petite salle entièrement recouverte de calcite immaculée et de très esthétiques stalagmites. Plus haut, deux départs sont visibles à travers les concrétions.

J’assure Patrick qui est vite en haut et qui constate que, malheureusement, les deux départs sont bouchés par le concrétionnement.

Les cordes sont rappelées, l’escalade mesure entre 20 et 25 mètres de haut. Dommage…

Repas au coin du feu de cheminée dans la cabane en discutant sur le programme du lendemain.

Jeudi à 9h00, Raymond du GAS et Le Mass et Joël du GSHP nous ont rejoint. José doit monter plus tard avec Jean du GSHP.

Nous montons jusqu’au Courtaou de la Lit.

Alors que Le Mass va pointer précisément les cavités situées dans le secteur, nous rééquipons le Pouts de la Néù.

Sandrine franchit l’étroiture en haut du dernier ressaut qui en interdit l’accès aux « mâles » de l’équipe (Patrick, Raymond et moi).

Malheureusement le gouffre est terminé 6 mètres plus bas à environ -22 m.

Direction le Pouts de la Plô situé 150 mètres plus bas en direction de la grotte de Desdemone, Jean et José nous ont rejoint.

Alors que les « estomacs sur patte » du GSHP cassent la croûte,  j’équipe le gouffre, suivi de Raymond et de Patrick qui va topoter comme à son habitude.

Il s’agît d’un très beau puits d’une trentaine de mètres de profondeur se terminant sur un plancher d’éboulis calcifiés. Le fond est totalement bouché. D’un côté une belle coulée de calcite très blanche provient d’une lucarne impénétrable, De l’autre le plancher est constitué de cailloutis et d’un squelette complètement calcifié (sûrement un cerf…) . Nous notons également la présence d’un beau nid de chocards avec des œufs (???) et d’une inscription très visible GSHP 1965.

Retour vers la cabane où nous reprenons les voitures pour rejoindre Sarrancolin, puis les maisons de « La Soule » au pied des très belles falaises du « Cap d’Haou » parcourues par d’antiques voies d’escalade (souvenirs, souvenirs…).

José nous conduit jusqu’à 4 petites cavités, toutes parcourues par du courant d’air.

La dernière, d’une vingtaine de mètres de profondeur, semble la plus intéressante. A revoir avec des outils et de la motivation…

Nous nous quittons après un beau petit séjour très sympathique. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous, mais d’autres gouffres attendent encore notre visite.

Alain.