Direction Valence sur Baïse et plus précisément la ferme de Moutoué juste après la splendide Abbaye de Flaran.

Une grotte repérée il y a plus de 40 ans (!!!) reste à explorer (indications de Pierre Brossard). Maxou, le « têtard de service » va s’en occuper.

La perte est située au fond d’un profond talweg 300 m à l’Est de la ferme de Moutoué . Le ruisseau se perd sous un porche bas immédiatement suivi d’un laminoir partiellement encombré de dépôts argileux. Elle n’est pénétrable que sur 3 mètres mais il serait aisé  de creuser le sol meuble pour pouvoir progresser jusqu’à un coude à droite situé quatre mètres plus loin.

Nous nous occupons maintenant de la résurgence située à un peu plus de 200 m à vol d’oiseau.

Là il faudra la néoprène car le ruisseau prend ici toute la largeur de la galerie.

La résurgence est située dans un petit «bout du monde» en bordure de bois. de nombreux terriers de blaireaux entourent le petit porche.
Elle est pénétrable sur environ trois mètres jusqu’à une voûte mouillante qui n’a pas été franchie. le conduit semble s’évaser au delà de ce passage aquatique.
A noter que le débit du ruisseau est plus important que celui relevé au niveau de la perte ce qui laisse supposer l’existence d’un affluent.

Voilà du boulot pour nos plongeurs, qui ne devraient pas se faire prier…

Puisqu’il n’est pas tard, nous décidons de rentrer par Courrensan. Nous nous arrêtons à la ferme de la Mounissette mais le propriétaire (qui doit nous indiquer de nouvelles cavités) est absent. ce n’est que partie remise.

Direction donc le bois du Pouy et ses douze cavités dont une inédite : le gouffre du « bout du Bois », que j’ai découvert en 2019 en allant faire pisser le chien.

Descente dans la doline aux parois pratiquement verticales jusqu’à -8 où une grosse souche semble masquer un nouveau puits.

Alors que Maxou installe le palan, j’ai la sensation d’avoir du mal à respirer…. Je mets ça sur le compte de mes récents soucis pulmonaires mais bientôt, Raymond me dis avoir un soudain mal de tête.

Re-belotte, comme à l’aven du bois d’Hargues (avec Joël et Marc) l’an dernier sensiblement à la même période, nous sommes en présence d’une nappe de gaz carbonique.

Nous remontons à la surface où nous retrouvons une respiration normale.

Nous essayons de tracter la souche mais sans succès, il faudra la tronçonner.

Retour à Auch avec de nouveaux projets d’explo.

AB