Samedi 7h00 à Arudy, je retrouve mes joyeux camarades du GSVO et grands « Amalgamés » devant l’Eternel.

Direction la Pierre, plus particulièrement Zampory, et plus précisément encore la Sima Garibal (Z127) qui descend toujours plus, à chaque visite en direction de la tant convoitée « rivière du milieu ».

Je fais partie de l’équipe « rouge » , toque blanche et rouge et casaque  rouge et j’essaie de suivre Régis, que la soif de première rend encore plus excité que d’hab !!!

Le P 80 est vite descendu, un régal !

Ça y est, l’enfer commence mais je peux noter que les passages les plus pénibles ont été rabotés. Le premier ramping, les deux petits ressauts, les désescalades « sans prises dignes de ce nom » , le ressaut étroit qui n’est plus vraiment étroit, le P13 dont la tête devra aussi être aménagée. Suivent des passages encore et toujours étroits jusqu’au terminus de l’an dernier (pour moi) à -170.

Là, un boyau strié de nombreuses « plaies » dues aux désobstructions successives conduit à un ressaut de 6m dont la base est assez vaste. La suite est un nouveau boyau où on rampe jusqu’à un incroyable virage à 180 degrés, terminus du camp Amalgame 2019.

Ici, nos amis du GSVO ont effectué un hallucinant travail de désobstruction en suivant le boyau hyper étroit dont le plafond est décoré de splendides « coups de gouge ». On aboutit rapidement à un puits de 8 m donnant sur un élargissement conséquent.

Un nouveau puits de 8 m conduit à un nouveau méandre affluent apportant un peu plus d’eau au modeste ruisseau que nous suivons depuis -150.

Le nouveau ruisseau se perd dans une fissure trop étroite mais à -4 dans le nouveau P8, on pendule jusqu’à une lucarne qui permet de shunter l’obstacle impénétrable. Nous voilà au terminus topo de Jojo.

De là nous descendons puits de 7m qui donne sur une petite salle où nous retrouvons le ruisseau perdu plus haut. Dans l’axe du P7, une courte désescalade (désobstruée la semaine dernière) nous conduit au terminus de la dernière expé dans un superbe méandre (méandre des Acharnistes) qui n’est pas sans rappeler ceux de la Sima Grande sur Llano Carreras.

Ce méandre se remonte sur une quinzaine de mètres et surplombe un puits assez profond.

Ici commence la nouvelle désob … Et la « première ».

L’équipe bleue – Toque blanche te rouge et casaque bleue  – constituée de Jojo et Jean-Louis nous rejoint alors.

JL et Régis attaquent l’élargissement alors que Jojo et moi effectuons la topo.

Très vite, le passage est assez large (heureusement car nous avons attaqué le dernier accu de la perfo) et Régis descend un ressaut de cinq mètres où le gouffre se divise en deux.

Je le rejoins afin d’immortaliser sur pellicule sa progression en première.

Régis a choisi le puits le plus vaste et le plus propre. Deux points, un Y et le voilà dévalant le magnifique nouveau puits – du déconfinement ??? –  (la topo donnera 21 mètres).

J’en profite pour aller voir l’autre puits qui est beaucoup moins sympa car encombré de blocs menaçants. On verra plus tard…

Après avoir admiré de beaux remplissages fins plaqués en haut du P21, nous rejoignons tous les trois Régis qui est en train de fouiller la base du vaste puits.

Cette dernière est balafrée par un nouveau méandre qui devra être élargi sur une épaisseur de quarante cm afin d’accéder à la suite visible 8 mètres plus bas. Profondeur -226, développement 450 m.

Il semblerait que nous arrivions à une confluence car un fort bruit d’écoulement se fait entendre pas très loin de nous.

Le gouffre promet donc de devenir très actif pour les prochaines explos car aujourd’hui, il était particulièrement sec par rapport à nos précédentes descentes.

Les djeuns JL et Régis attaquent la remontée et les deux anciens, Jojo et Alain (128 ans équitablement partagés au compteur) remontent « pépère », Alain lâchant un juron à chaque passage étroit , soit 3842 jurons jusqu’au P80…

Un bel espoir pour les futures explos et assurément une place chez « les grands » pour la Sima Garibal.

Et surtout une super sortie dans une ambiance sympa et sans prise de tête.