Mercredi 9 :

Descente jusqu’à la « SallaMax » dans Xendako Ziloa.

Le puits en dessous du point 15 (topo Jojo) est descendu : Il accuse 28 mètres (puits du pli) et se termine sur un important concrétionnement qui empêche d’aller plus bas. Il faudra désobstruer (on avait presque perdu l’habitude). Vu sur 3 ou 4 mètres de dénivelé en plus avec un léger courant d’air au-delà d’une lucarne triangulaire dans la calcite. Latéralement, une courte galerie richement décorée d’une belle stalagmite immaculée est totalement obstruée par le concrétionnement .

Dans le P28 on a vu des blocs rouge rouille pris dans le calcaire avec indices de corrosion périphérique et coulures de couleur rouille au-dessous. L’hypothèse d’inclusions ferrugineuses dans le calcaire semble se confirmer.

En dessous du point 10 (topo Jojo), un petit puits est descendu et donne comme prévu sur une lucarne perçant la branche principale qui conduit au fond actuel. Au-delà, un autre petit puits devient impénétrable 6 mètres plus bas.

A ce niveau, un autre puits parallèle se pince également 3 à 4 mètres en dessous.

Entre le P10 et le P14 conduisant à la SallaMax, à partir d’un point topo (vers Aval) de la topo de Jojo, une suite de deux beaux petits puits revient au-dessus du puits du pli que nous venons de descendre et le bouclage est fait avec le point 15, mais aussi avec la corde du P14 (ouffff  il y voit un peu plus clair dans cette « salle » hyper compliquée , sacré Maxou !!!).

A ce niveau, les parois sont constellées de splendides excentriques translucides et hyper fragiles.

Au- dessus du départ de ce petit réseau, une escalade en artif nous mènera une prochaine fois vers la base d’un énorme puits remontant de plus de 6 m de diamètre. Une visée vers le haut a donné 51 m ! Dans le prolongement vers l’Ouest se devine une large fracture qui n’attend que notre visite….

Voilà donc une journée bien remplie pour bien caler ce secteur complexe de la cavité.

Le développement passe à 1387 mètres topographié avec au moins 130 mètres (estimés) à rajouter. Xendako est en passe de devenir une clef de ce secteur énigmatique du massif et pour notre plus grand plaisir.

Jeudi 10 :

Prospection au bout de la vallée glacée et recherche (sans succès) des 2 cavités découvertes fin Août. Le bracas à ce niveau est un véritable enfer vert !

Découverte et pointage de deux petites cavités. L’une d’elles n’a pas été descendue.

Retour par le Z106.

Vendredi 11 :

Ballade vers l’énorme faille où s’ouvre la sima Apestéguia (Z140).

A noter la verticalité du pendage dans les shistes au contact de la couche calcaire.

Tous les trous autour du « monstre » sont marqués… Sauf un qui est en train de s’ouvrir sur le flanc herbeux d’une doline très près de l’entrée de la sima Betty.

Visite à quelques pertes dans le schiste au Sud des antennes del Férial.

Samedi 12 :

Passage à 7h30 chez Xebas qui s’est blessé au poignet. Il ne pourra donc pas descendre à la sima Garibal avec Régis et Jérome.

Croisons les doigts pour que les compères aboutissent enfin au Graal …

Ça faisait longtemps que je voulais le faire : tester l’influence d’objets métalliques ou avec batteries sur les mesures de direction du DistoX.

Ce n’est pas très rigoureux puisque je l’ai fait sans véritable protocole validé. Le distoX était posé à plat sur une planche loin de tout objet métallique. Il visait une cible à 60 cm. Sur la planche des repères à 5, 10, 20, 30, 60 et 120 cm positionnaient les objets. Ce dispositif peut facilement s’améliorer et je le ferais pour une autre série de tests.

Pour les mesures, je faisais d’abord une mesure de référence avec l’objet à tester à plus de 2 m du Disto. Je partais ensuite de la position la plus éloignée pour finir contre l’arrière du Disto sans le déplacer.

Les résultats dans le tableau joint. Une première indication : ne pas approcher le Disto à moins de 20 cm d’un amarrage et ne pas le poser sur un téléphone.

Mickey