Nous décidons, Raymond et moi, d’aller clôturer cette année de m…e dans les belles grottes Ariègeoises.

Le but premier était de retrouver la grotte aux cierges que j’ai déjà visitée lors de mes premiers pas (de spéléologue) en 1970.

La grotte se trouve en contre bas du sentier partant du vaste porche de la grotte de Niaux.PUBLICITÉ

Nous trouvons l’éperon rocheux où se situe (d’après Karsteau) la grotte recherchée. Nous faisons le tour de l’éperon et découvrons trois grottes (dont une avec des dizaines d’araignées sauteuses), mais pas celle qui nous intéresse…

Dans mes lointains souvenirs (putain 50 ans !!!) il me semble que nous (Anne et Paul Tallenton, Francis et Patrick Boutan, Popoff et moi) avions utilisé une corde. Florence Guillot me confirmera qu’il faut bien une corde de 30m, la grotte doit se situer à mi-falaise. (il faudrait le préciser sur karsteau).

Entrée principale de la grotte de Sabart

Direction la grotte de Sabart que je vais faire découvrir à Raymond.

Couvre feu oblige , nous passerons la nuit sous le porche majestueux de l’entrée centrale.

Nous faisons une boucle entre l’entrée de la carrière et le porche où nous avons posé le bivouac et nous en profitons pour faire quelques photos dans la grande salle et ses concrétions massives.

De retour au bivouac, la nuit est tombée mais la pleine lune éclaire les alentours recouverts de neige. Instant magique, la vie est belle… Et Shit au virus !!!!

Retour à AUCH le lendemain dès 7h00 (dernier jour de l’année) afin de préparer le réveillon et entamer l’année 2021 qui n’en doutons pas, sera incomparablement meilleure que celle que nous venons de subir.

AG du GAS:

Cette année l’Assemblée générale ne pourra avoir lieu qu’en vidéo conférence (gestes barrière oblige)

Voici donc un bref compte rendu des explorations menées par certains adhérents du GAS:

PSM : Une très grande année au niveau découvertes (pour ne pas dire exceptionnelle !):

– Sima Miguel GARIBAL (Z127) :

Les diverses désobstructions débouchent enfin sur du très gros vers -225.

Un P130 nous permet de dépasser les -400 mais malheureusement, une fissure impénétrable (la fissure « Quoi??? ») nous bloque à -418.

Vers -300, une lucarne nous permet d’accèder à un nouveau grand puits de 125m. Celui-ci est creusé à la faveur d’une grosse faille et ses parois sont très instables , ATTENTION DANGER.

Les descentes devront s’effectuer deux par deux avec une liaison radio entre les diverses équipes afin d’éviter un caillassage en règle.

Au bas du grand puits démarre un méandre actif assez étroit qui rencontre un affluent rive gauche 50 m plus loin . Nous sommes déjà à -454m. Un peu plus loin le méandre devient très étroit et seul Régis a pû franchir l’obstacle. Au delà, il a découvert un ruisseau important arrivant de la droite (EST), le ruisseau « d’el Férial » qui se trouve à -473m.

Le Z127 n’est en fait qu’un affluent de se ruisseau qui est lui même (en tous cas nous l’espérons tous) un affluent de la rivière du Milieu, recherchée par les Gascons depuis 1981…

A partir de l’arrivée du ruisseau la progression est beaucoup plus aisée et l' »homme de la vallée d’Ossau » galope dans l’eau jusqu’à un ressaut de 6m qui bloque sa progression. Il est à -490m.

-490 ? Et la rivière ? Et le socle qui doit logiquement se trouver entre -380 et -420 ????

Nous sommes en fait (dixit les spécialistes) sur un redoublement des couches (comme à la perte d’Eruso) et nous devrions rencontrer notre rivière vers -520 à -540m.

Trou du sentier . Xendako Ziloa

Nous retrouvons le courant d’air en haut du P81 comme prévu.

Nous débouchons sur un puits géant (Tubular Bells) qui nous conduit malheureusement à la base du P81.

Ce puits traversé nous arrivons au début d’un incroyable méandre parcouru par le vent retrouvé.

On ne se croirait plus à la PSM : Les parois sont très concrétionnées, le méandre confortable et les puits sympas.

Nous le suivons jusqu’à -261 où le vent est bien moins présent et où un élargissement sera nécessaire.

Dans le dernier puits de 56m, un pendule nous conduit dans un gros vide (le garde meuble) percé par un gros P32. 

A sa base un méandre étroit débouche sur un vaste P66 arrosé.

La topo a été faite jusqu’à -337 dans de petits puits faisant suite au P66.

Maxou et moi avons été stoppé en bout de corde vers -350.

A ce niveau, le méandre se dédouble et le nouveau puits a été sondé à 20m.

L’affluent Maria Dolorès est juste en dessous et la jonction est quasi certaine.

Une belle traversée en perspective avec une 13ème entrée au réseau de la PSM.

Mais pas que, car cet incroyable réseau recèle de nombreux départs qu’il nous reste à explorer. 2021 risque d’être riche en découvertes…

Massif du Bassia :

Participation à la reprise des explos et à l’étude du massif . Opération « collectif Bassia » des CDS 32 et 65

Le gouffre est partiellement re-topographié ainsi que les gouffres les plus importants et qui n’avaient pas été revus depuis plusieurs décenies.

Un stage scientifique aura lieu sur place au mois d’Avril et échelonné sur 2 WE avec une nouvelle coloration et un trçage du ruisseau du gouffre du Bassia.

GERS.

L’inventaire des cavités du Gers et terminé (176 pages couleur, nombreuses photos et topos inédites).

Seule l’exploration de l’exsurgence de la Mounissette n’est pas terminée (avec quand même une progression sur 150m supplémentaires).

Le livre est disponible à mon domicile : 3 rue Louis ARAGON 32000 AUCH

Tarif : 20€ retiré chez moi, 27€ livré. Chèque à l’ordre de Alain BRESSAN